Charlemagne remettant à Roland l'épée Durendal et l'olifant

Charlemagne remettant à Roland l'épée Durendal et l'olifant

mercredi 31 octobre 2012

Les lys de France aux Andelys

Ce n'est pas parce que j'explore laborieusement les possibilités de l'audio que je vais interrompre toute autre publication. J'aimerais vous faire part d'une petite trouvaille, que j'ai faite cet été, et qui démontre bien qu'on apprend toute sa vie.

Au Moyen Âge, les armoiries de la Maison de France, d'azur à trois fleurs de lys d'or, sont généralement regardées comme infiniment plus précieuses que les autres blasons, et même comme sacrées. On leur attribue une origine céleste, et l'on s'imagine que c'est à Clovis lui-même qu'elles furent données par Dieu, au commencement de la dynastie. C'est de cette croyance que rend compte la fameuse ballade de Charles d'Orléans que j'ai déjà citée :

« Souviengne toy comment voult ordonner              (comment Dieu voulus)
Que criasses Montjoye, par liesse,                             (Que tu cries « Montjoie ! »)
Et qu’en escu d’azur deusses porter
Trois fleurs de lis d’or, et pour hardiesse
Fermer en toy, t’envoya sa Haultesse,
L’auriflamme, qui t’a fait seigneurir                         (seigneurir : dominer)
Tes ennemis ; ne metz en oubliance
Tels dons haultains, dont lui pleut t’enrichir,    (ces dons précieux dont il lui plut de t’enrichir)
Trescrestien, franc royaume de France ! »

Il existe deux principales versions du don des armes à Clovis, et toutes deux sont en rapport avec sa conversion. 

Selon l'une, représentée notamment par la chanson de geste de La belle Hélène de Constantinople et par La Geste de Liège de Jean d'Outremeuse, c'est pendant la bataille de Tobliac que le roi franc, invoquant le dieu de son épouse Clotilde alors qu'il est au bord de la défaite, reçoit l'aide divine sous la forme du blason sacré et obtient grâce à lui la victoire. 

Une autre version, publiée par Anne Lombard-Jourdan dans son livre Fleurs de lys et oriflamme, fait intervenir un saint religieux, l'ermite de Joyenval, qui, inspiré par Dieu, substitue les lys aux armoiries païennes de Clovis avant que celui-ci ne dispute un périlleux combat singulier : le roi triomphe grâce au blason miraculeux d'un adversaire plus puissant, et se convertit. 

Les armes de France ont été interprétées de diverses manières, par exemple comme un symbole de la Trinité (trois lys) ou comme un symbole marial (Marie est le lys de la vallée, cette fleur est traditionnellement liée à l'idée de virginité) mais toujours comme un emblème éminemment chrétien.

Toutefois, lorsque je suis entré, en redescendant de Château Gaillard, dans la collégiale Notre-Dame des Andelys, j'étais loin de me douter que j'allais y trouver une troisième version, de moi inconnue, représentée sur un ensemble de vitraux du XVIème siècle.




Comme vous pouvez le voir sur cette verrière retraçant la vie de Clovis et de Sainte Clotilde, ici c'est lors du baptême du roi que les armoiries lui sont offertes : la colombe du Saint-Esprit les lui apporte en même temps que la Sainte Ampoule, dont on utilisait le Chrême pour sacrer les rois.

Cette version ne bouleverse évidemment pas le symbolisme des armes de France, mais elle a son intérêt. En fait, elle renforce même la sacralité du blason en faisant de lui une véritable regalia au même titre que l'Ampoule, indissociable du baptême de Clovis. Du reste, l'écu est ici apporté par l'Esprit Saint lui-même, alors qu'il était plus modestement porté par un ange dans les autres versions de la légende. Quoi qu'il en soit, l'épisode, dans ses différentes variantes, illustre bien la vocation chrétienne qu'on prêtait alors à la France et à ses rois.

Quant à la collégiale des Andelys, la forte présence de sainte Clotilde en ses murs s'explique par le fait qu'elle fut construite sur les ruines d'une abbaye fondée en 511 par la reine. Une tradition rapporte que Clotilde attribua à une fontaine des Andelys (aujourd'hui la Fontaine Saint-Clotilde) des propriétés miraculeuses, pour renouveler les forces des ouvriers qui travaillaient à bâtir le sanctuaire.




La collégiale possède d'autres trésors que les oeuvres exaltant la sainte et son époux. On y trouve de nombreux vitraux tous plus magnifiques les uns que les autres, et un remarquable groupe sculpté représentant la mise au tombeau :






Si vous passez par les Andelys, ne ratez surtout pas la collégiale !

dimanche 28 octobre 2012

Aspremont, lecture 3


Le passage lu correspond à ce que j'ai traité dans ce billet. Notez que je vous lis une ancienne édition d'Aspremont, libre de droit et disponible en ligne, mais basée sur un autre manuscrit que celui utilisé par Suard, d'où des différences de détail.

Soit dit en passant, je ne serais pas contre un retour de la part de ceux qui auront écouté.

vendredi 26 octobre 2012

Où l'on passe à l'audio

J'ai entrepris de faire la lecture de la chanson d'Aspremont. J'avais commencé à ajouter le son à mes anciens billets sur le sujet, mais je crois qu'il va être plus simple d'en créer de nouveaux pour la suite, éventuellement en recopiant le contenu des anciens, ou en renvoyant vers eux, car j'ai toujours trouvé que les copier-coller sur blogger produisaient des effets bizarres (texte qui grossit ou rapetisse sans raison et sans qu'on puisse le corriger, etc...).

Les deux premières parties sont dans les billets précédents. La suite incessamment.

Ceci étant dit, il va falloir faire quelque chose pour la qualité de ces enregistrements. J'en suis presque à crier dans mon salon, pour n'obtenir qu'un misérable filet de voix, à peine plus audible que le grésillement permanent qui l'accompagne. Il doit être possible de faire mieux.

Aspremont (2) : Balant accusé


Balant rejoint sans encombre l'armée sarrasine en Calabre, au delà d'Aspremont (le massif bien réel de l'Aspromonte). Mettant pied à terre, il trouve son seigneur Agoulant trônant son un pin, entouré de son baronnage. Questionné sur le déroulement de son ambassade, le chevalier, sincère, ne peut que décrire en termes admiratifs Charlemagne et sa cour :

Coronez fu et possez en estal.          (il siégeait couronné sur un trône)
Souz ciel n'a home, s'il l'esgarde par mal,     (aucun homme sous le ciel ne pourrait subir un regard hostile de lui)
Jamais ait joie en cest siecle mortal.         (et connaître la joie en ce monde éphémère)
Desor toz pules est li siens  general,         (son peuple l'emporte sur tous les autres)
Si come or fins sor cuivre et sor metal.     (comme l'or fin l'emporte sur le cuivre)
Par moi te mande il o son seneschal          (il te mande par moi que lui et son sénéchal)
Dedenz .i. mois penra ici estal ;            (dresseront le camp ici avant un mois passé)
Se il te trueve de gent a par igal,          (s'il te trouve avec un parti égal de gens)
Seürs puez estre d'un dolerous jornal.     (tu peux être sûr de vivre une cruelle journée)

Cette réponse n'est pas du goût des Sarrasins. Le roi Trïamodès suggère que le messager s'est laissé acheter par l'or de Charlemagne, ce à quoi le preux répond avec une fureur indignée, proposant de défendre son honneur par les armes. Au roi Moÿsant, gonfalonnier de Galafre, qui le questionne au sujet des intentions de Charlemagne, Balant répond avec une hauteur dédaigneuse, avant de planter là les barons pour aller se restaurer après son voyage, assez cavalièrement.

En son absence, les barons daubent sur son compte, l'accusant de trahison. Mais voici revenir Balant, dans de nouveaux habits, après son repas, et le voyant de retour, les médisants se taisent. Cependant, Agoulant lui-même prend en charge l'accusation, blâmant durement son vassal : n'a-t-il pas nourri Balant en sa maison depuis l'enfance ? Ne l'a-t-il pas adoubé ? N'a-t-il pas fait de lui un roi (car, nous l'apprenons ici, tel est le titre de notre vaillant sarrasin) ? Comment Balant a-t-il pu être aussi déloyal et ingrat ? Le bon chevalier réplique vigoureusement : il a toujours été loyal, a toujours bien servi son seigneur dans de rudes combats. Pourtant il laisse échapper une allusion à l'estime que lui inspire Charlemagne, en forme d'aveu de Chimène :

Ne Charlemaigne n'aim je mie ancor tant     (je n'aime pas encore assez Charlemagne)
Que ja me voie an Damedeu creant,        (pour croire au Seigneur Dieu)
Que que je face des ici en avant.               (quoi que je fasse à l'avenir)

Cette réponse n'apaise pas les Sarrasins. Trïamodès et le roi Salatiel renouvellent les accusations de trahison. Mais Balant s'en défend, rappelle des félonies passées commises par ses accusateurs et dévoile les raisons de leur haine à Agoulant :

Trïamodès, le fil au roi Anti,
Qant il vus fu an grant besoing failliz,        (vous a fait défaut en votre plus grand besoin)
Guerpi vus ont e le pere e le fiz,             (père et fils vous abandonnèrent)
Onques n'oï bien si fustes d'aus saisiz :     (je n'ai eu de cesse de vous les remettre prisonnier)
Por ce suis je dou linage haï.           (c'est pour cela que leur lignage me hait)

Enfin Eaumont, le fils d'Agoulant, chevalier plein de vaillance, et Gorhant, le sénéchal du grand roi, prennent la parole pour défendre Balant dont ils connaissent la loyauté et les bons services, et font taire les calomniateurs, malgré l'intervention hostile d'Ector fils de Lampal. Mais la résolution de combattre d'Agoulant et des siens n'est nullement entamée.

Commentaire

Les scènes de conseil sont un topos de l'épopée carolingienne, comme elles l'étaient déjà, on s'en souvient, chez Homère. Traditionnellement, les conseils sont dépeints dans la grande salle d'un palais, ou comme ici, sous un arbre. Ces palabres donnent un bon exemple des haines lignagères, qui sont souvent le moteur de l'action épique et qui suscitaient de très réelles guerres féodales.

Observons que Balant, bien que toujours loyal aux siens, donne de nouveaux indices de sa conversion intérieure. Quant à Eaumont, il se distingue par sa droiture de la foule mesquine des barons, révélant déjà un caractère d'envergure héroïque.

Soulignons au passage la vertu quasi-surnaturelle que semble posséder le regard de Charlemagne d'après Balant : n'est-il pas capable de priver pour toujours de joie ceux qu'il toise de manière hostile ? On retrouve ici la tradition du regard terrible de Charlemagne, dont se souvenait encore Victor Hugo, qui décrit l'empereur « Pâle, effrayant, pareil à l’aigle des nuées, / Terrassant du regard son camp épouvanté ».


Aspremont (1) : L'ambassade de Balant (avec lecture)


Notre chanson débute à la Pentecôte, durant laquelle l'empereur Charles tient une cour magnifique. Il a rassemblé autour de lui un aréopage de barons, parmi lesquels se trouvent le pape et Naymes, le sage duc de Bavière, fidèle compagnon et conseiller avisé de l'empereur :

Tel conseiller n'orent onques li Franc ;          (Les Francs n'eurent jamais pareil conseiller)
Il n'aloit mie les barons empirant,          (il ne portait pas préjudice aux barons)
Ne ne donna conseil petit ne grand       (ni ne donnait de conseils)
Por coi proudome deserité fussant,       (dont les hommes de bien...)
Les veves fames ne li petit anfant.          (les veuves ou les orphelins fussent déshérités)
Que vos iroie plus l'estoire aloignant ?   (Pourquoi allonger mon récit ?)
Charles apparut qu'il iert de conseil grant,    (Il apparut à Charles qu'il était de bon conseil)
Car honorez an fu an son vivant.         (car il gagna toute sa vie de l'honneur à les suivre)

Naymes met la fête à profit pour donner à l'empereur des conseils de bonne politique : il lui recommande la largesse envers les pauvres et les chevaliers, par laquelle il s'entourera de guerriers loyaux et gagnera l'amour de Dieu, et le met en garde contre les flatteurs. Charles répond à ces bons avis par un éloge au fidèle duc :

Naymes, dit il, benoiez soiez tu !         (bénis sois-tu)
Li tuens consaus m'a grant mestier eü     (tes conseils m'ont beaucoup servi)
As cox ferir dou bon branc d'acier nu.    (lors des combats où l'on frappe de l'épée)
De devant moi t'ai lonc tens conneü,      (je t'ai souvent vu devant moi dans la bataille)
Tuit recovrrient antor le vostre escu.     (tous s'abritaient auprès de votre écu)


Pour remercier Naymes et lui témoigner sa confiance, Charles lui abandonne les clefs de son trésor, le chargeant de faire des dons magnifiques aux chevalier démunis. L'archevêque de Reims, Turpin, le prêtre-guerrier, témoin de la scène, n'hésite pas à faire au pape l'éloge des valeurs de la classe chevaleresque, qui se bat pour protéger la terre : il est donc légitime que le clergé lui ouvre sa bourse. Les fastueux présents pleuvent sur des chevaliers réjouis, qui protestent de leur loyauté et de leur désir de combattre pour la Chrétienté. 

Mais au milieu de cette liesse paraît un personnage, porteur de mauvaises nouvelles. C'est un sarrasin, un beau jeune homme monté sur un cheval fourbu, dont la haute mine indique assez le chevalier de rare mérite :

En mi la salle li vallez dessendié.       (le jeune homme descendit au milieu de la salle)
Blont ot le poil, menuement trecié ;     (il avait la chevelure blonde, dont les fines tresses)
Sor ses espaules l'ot par derriers couchié,      (répandues sur ses épaules)
Si q'an ses hanches sont les flotes rengié.      (tombaient jusqu'à ses hanches)
Gros ot les iaulz, le vis apert et lié,          (il avait les yeux grands, le visage ouvert et joyeux)
Par les costez ot le cors bien dougié,      (les flancs sveltes)
Droite ot la jambe et bien taillé le pié,     (la jambe droite et le pied bien fait)
Bien li avint l'esperon c'ot chaucié.        (ses éperons lui allaient bien)
Pou trovisiez home mialz atirié :         (vous trouveriez peu d'hommes mieux habillés)
D'une robe iert bien vestuz, ce sachiez,     (il portait une belle robe)
Et remest sangles ou bliaut camoisié         (et par dessus un bliaut ajouré)
Qu'il ot ou dos d'ambedeus pars trenchié.    (fendu des deux côtés)
Desceint le branc au pont d'or antaillié         (il détache son épée au pommeau d'or ciselé)
Et tint son gant an son poing amploié ;      (et tient dans sa main son gant plié)

Ce fringant inconnu, en guise de salut, appelle les faveurs de Mahomet sur son roi Agoulant et les siens, et sa malédiction sur Charles et ses vassaux. Il est venu en ambassadeur hostile, porteur de sommation et de menace. Car il y a, comme chacun sait, trois parties au monde : l'Europe, l'Afrique et l'Asie. Agoulant possède l'Afrique, la plus vaste de ces terres, et on lui a prédit qu'il devait se rendre maître des deux autres. Aussi exige-t-il la soumission et l'apostasie de Charles.

L'abbé Fromer, auquel on a remis la lettre d'Agoulant pour qu'il la lise, en est empêché par les larmes de consternation et de crainte, car le roi païen a déjà envahi la Calabre. Turpin blâme violemment sa faiblesse de caractère, et l'abbé s'excuse en faisant remarquer qu'un roi ne devrait jamais prendre un homme d'Eglise pour conseiller politique : qu'il ne fasse appel à un prêtre que comme confesseur et conseiller spirituel.

L'archevêque de Reims lit ensuite la lettre, dont la teneur concorde avec les arrogants propos de Balant, le messager sarrasin. Celui-ci se comporte avec une morgue si insultante que Charles manque de perdre son calme : il faut l'intervention du sage Naymes pour empêcher l'empereur de passer outre l'inviolabilité des messagers. Charles réplique aux insolentes menaces par une réponse altière et belliqueuse :

Dist l'emperere : "Il ment, li lecheor !        (lecheor : lécheur, c'est à dire vaurien, débauché)
Di ton seignor sanz nul contreditor        (sans que nul ne s'y oppose)
Qu'ainz .iiii. mois m'avra d'ui an cest jor.     (que je l'affronterai d'ici à quatre mois)
En Aspremont porterai l'oriflor ;       (je porterai l'oriflamme à Aspremont)
Tant com Dex gart mon cors et ma vigor,     (tant que Dieu gardera mon corps et ma force...)
N'avrai je ja nul naturel seignor !"       (je n'aurai pas de suzerain)

Naymes répond aux insultes et aux offenses de Balant par la plus parfaite courtoisie, et lui fait même présent  de chevaux et d'un riche manteau. Les deux hommes s'entretiennent pendant le repas de la cour, et Balant, à son corps défendant, ne peut qu'admirer la noblesse de Charles et la valeur des barons qui l'entourent : déjà, il pressent la défaite de son maître. Le duc de Bavière héberge pour la nuit le messager, conquis pas tant de grandeur d'âme. Pendant toute la nuit, Naymes et Balant discutent encore, mais cette fois de théologie : le Bavarois expose au païen les fondements de la foi chrétienne. Lorsque Balant quitte la cour le lendemain pour aller rejoindre ceux qui l'ont envoyé, c'est à contrecoeur : seule la crainte de passer pour déloyal le retient de rester et de demander le baptême.

Commentaires :

Les scènes d'ambassade sont un des motifs habituels des chansons de geste. La loi du genre, et aussi sans doute les réalités du temps dans une certaine mesure, veulent que les messagers soient altiers, voire insultants, d'autant plus qu'ils portent généralement des défis et des menaces. Ils peuvent donc susciter la colère du destinataire du message. C'est pourquoi la fonction d'ambassadeur est très dangereuse : plusieurs personnages d'épopées y perdent la vie, et on se souvient que c'est (au moins en partie) parce qu'il a été désigné par lui comme messager auprès du roi Marsile (qui a déjà fait périr deux ambassadeurs) que Ganelon décide de trahir Roland.

Notons le motif du salut : saluer quelqu'un, étymologiquement, c'est lui souhaiter le Salut au sens religieux du terme, et c'est ce qu'est supposé faire un messager animé d'intentions amicales. Dans la chanson de geste, lorsqu'un messager est hostile, il le révèle en général immédiatement en appelant la protection divine sur les siens et la malédiction sur celui auprès duquel il accomplit l'ambassade. Les seuls messagers à la parole affable sont donc, soit des amis, soit de cauteleux félons.

Naymes et Turpin, personnages notables de cet épisode, sont des cadres récurrents et importants de la matière de France. Un peu comme Sagremor ou Keu dans le cycle arthurien, ils sont aujourd'hui bien oubliés du grand public car ils sont rarement des personnages de premier plan, mais ils apparaissent dans énormément de chansons, quoique souvent dans des rôles secondaires, et au Moyen Âge, nul n'ignorait leurs noms.

dimanche 21 octobre 2012

La flemme, tout simplement

Des semaines se sont écoulées depuis mon dernier billet. Je pourrais me chercher des excuses, vous raconter que j'ai été ballotté à droite et à gauche, que j'ai quitté un emploi, raté un concours, retrouvé un emploi, eu deux accidents de voitures... Tout cela est parfaitement exact mais, si l'on attendait de n'avoir aucune contrariété et de jouir d'une parfaite sérénité pour bloguer, on ne bloguerait que dans son cercueil. 

La véritable raison de mon silence est probablement à chercher d'avantage du côté d'une épouvantable flemme et d'une lassitude diffuse. Je n'arrive tout simplement plus à retrouver l'envie de bloguer. Envie qui reviendra certainement, qui revient déjà m'effleurer de temps à autres, mais il faut se rendre à l'évidence : les séries de billets ne me réussissent pas. Avez-vous remarqué comme je cale souvent avant d'atteindre le troisième ? Je ferais mieux de me cantonner à des sujets pouvant tenir en un seul message.

Dans l'espoir que passer au format audio m'aiderait à reprendre du poil de la bête, j'ai essayé de me renseigner sur ce qu'il me fallait acquérir pour réaliser des enregistrements. Un vendeur aimable m'a orienté vers le logiciel Audacity. Je l'ai téléchargé sans problème, mais pour enregistrer en format mp3, il semble qu'il soit nécessaire de télécharger un fichier en plus, appelé "lame_enc.dll", fichier apparemment susceptible d'endommager mon ordinateur, à en croire le message d'alarme qui s'affiche lorsque j'essaie. N'étant pas vraiment compétent dans le domaine informatique, j'ai sagement décidé de ne rien faire en attendant. En attendant quoi ? Je n'en ai aucune idée.

Quoiqu'il en soit, je ne vais ni saborder le navire, ni faire mes adieux, je réalimenterai probablement ce blog un jour

mardi 9 octobre 2012

Saint Denis

Aujourd'hui, nous étions la Saint-Denis, fête du saint tutélaire de la France et de ses rois, patron de la basilique qui fut nécropole royale et gardien de l'enseigne sacrée qu'était l'oriflamme. Saint Denis est, de très loin, le saint le plus invoqué dans les chansons de geste, à la seule exception de la Vierge Marie. Je vous renvoie à sa légende, rapportée par Jacques de Voragine. Il sera très nécessaire que j'y revienne, le sujet méritant d'être approfondi. En attendant, quelques photos de la basilique :